Buenos Aires 2/3 : Recoleta
Au nord du centre de Buenos Aires se trouve le quartier de Recoleta, avec notamment son cimetière où reposent les plus riches et les plus grands personnages argentins.
Nous commençons la visite par l'Iglesia Nuestra Señora del Pilar.
Dans l'entrée à droite nous avons une magnifique collection de reliques...
Pour la modique somme de deux pesos (0,3 €) on peut visiter le trésor de l'église.
Direction ensuite le cimetière où je me balade tout d'abord en attendant la visite guidée, gratuite. Le lieu est vraiment impressionnant, c'est une petite ville avec ses immeubles-mausolées tous plus beaux et plus imposants les uns que les autres, avec certains bien entretenus, d'autres qui tombent en ruine, de style gothique, baroque, égyptien, grec, moderne, art déco, fauché, ...
C'est parti pour la visite guidée du cimetière avec la revue des héros nationaux ou des légendes locales. Pour vous probablement ces noms ne vous diront rien, mais ils ont tous une rue, une place à leur nom dans toutes les villes argentines, voire la ville elle-même baptisée à leur nom, on les identifie donc très vite une fois sur place là-bas.
Un président argentin des années 50 ; sa dépouille a été volée par un groupe pour obliger le gouvernement à ramener en Argentine la dépouille d'Eva Peron.
Un des cinq argentins ayant reçu un prix Nobel : celui-ci de chimie, pour avoir inventé un procédé permettant de séparer le lactose du lait. Il a aussi inventé une sauce en mélangeant du ketchup et de la mayonnaise, qu'il a baptisé "salsa golf" en hommage à son sport préféré qu'il allait pratiquer le jour même de cette invention. On trouve effectivement plein de salsa golf en vente dans les supermarchés.
Une statue représentant l'immigrant typique, volontaire, avec son navire qui coule "Ayudate" (aide-toi).
Une tombe entièrement art nouveau pour cette jeune femme enterrée vivante alors qu'elle était dans un état catatonique. Depuis lors on verrait son fantôme blanc se balader dans les rues de Buenos Aire la nuit...
Sarmiento, le célèbre président qui serait l'équivalent de notre Jules Ferry pour l'école argentine ! Un peu franc-maçon aussi apparemment.
Et pour finir, la plus célèbre de toutes, la plus aimée et vénérée de toutes, celle dont toutes et tous se réclament, Eva Peron dit "Evita".
Après sa mort un médecin a passé un an à embaumer son corps, qui a ensuite voyagé en Europe et en Argentine selon les situations politiques avant de s'installer ici.
Ensuite direction le museo nacional de Bellas Artes, de l'autre côté d'un joli parc avec de nombreux monuments dont la Plaza Francia, offert par la France
Pas de photos de l'intérieur du museo nacional de bellas artes, mais c'était vraiment bien, entrée gratuite, et à la hauteur des musées européen. Peut-être pas les tableaux les plus célèbres, mais on y trouve de très beaux Toulouse-Lautrec, Gauguin, Renoir, Rodin, Goya, Picasso, Manet... et des peintres argentins bien sûr tel Pueyrredon, dont le père ou peut-être lui-même possède de nombreuses avenues à son nom.
Retour vers le centre par l'avenida Alvear, construite par les bourgeois alors que la fièvre jaune sévissait dans le centre. Une avenue de style très haussmanien, on se croirait à Paris avec les boutiques de luxe et l'ambassade de France au final lorsque l'avenue rejoint celle du 9 de julio. L'ambassade était sur le tracé de cette avenue géante mais étant territoire français, elle n'a pas pu être détruite.
La place San Martin, et au loin la Torre de los ingleses, un cadeau du Royaume-Uni, une réplique en plus petit de Big Ben pour fêter le centenaire de l'Argentine. Ca risque pas de se reproduire aujourd'hui...
Le soir, je vais grimper à la salle Realization. La meilleure salle de bloc argentine après celle du Club Andino Cordoba (manque le beau mur du Club Andino pour rivaliser...) avec de nombreux profils variés et déversants, un large choix de prises et modules (ça reste toujours argentin quand même). Séance difficile avec cette chaleur et cette moiteur extrême qui t'étouffe dès que tu fais deux mouvements. Les quelques ventilateurs ne suffisaient pas, je ne sais pas comment ils font pour supporter ça tout l'été les grimpeurs de Buenos Aires !
Prochain et dernier article, le quartier de Puerto Madero et de San Telmo.