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Frey, jour 3/3

Publié le

Troisième et dernier jour à Frey, dans ce petit paradis de la grimpe... Le programme du jour est "Objetivo Luna", 150 m, 6b, ouverte en 1990 par Hopfgartner et M. Piola, sur l'aiguille du "Cohete lunar", la fusée lunaire. Lucas Kopke et sa copine y vont en premier, nous suivons derrière.

La première longueur semble exceptionnelle : on remonte des grandes "lajas", des écailles, qui décollées de la paroi forment de belles fissures à grimper en dülfer. Vu que j'ai été adoubé hier grimpeur de trad, j'ai la chance de pouvoir grimper cette première longueur en tête de nouveau en posant mes friends. Comme la voie est plus facile à grimper et bien plus facile à protéger ça se passe mieux qu'hier. Et la longueur se révèle aussi belle à grimper qu'elle le semblait...

L'aiguille du "cohete lunar" : la fusée lunaire c'est le "petit" rocher posé au sommet à gauche qui pointe le ciel.

L'aiguille du "cohete lunar" : la fusée lunaire c'est le "petit" rocher posé au sommet à gauche qui pointe le ciel.

La voie suivie, "Objetivo Luna", ou plutôt une variante comme nous le verrons par la suite...

La voie suivie, "Objetivo Luna", ou plutôt une variante comme nous le verrons par la suite...

Lucas Kopke et sa copine dans la L1.
Lucas Kopke et sa copine dans la L1.

Lucas Kopke et sa copine dans la L1.

Moi en train de grimper et protéger la L1, puis Lucas en second.
Moi en train de grimper et protéger la L1, puis Lucas en second.
Moi en train de grimper et protéger la L1, puis Lucas en second.

Moi en train de grimper et protéger la L1, puis Lucas en second.

Une fois Lucas et Valentin m'ayant rejoint, c'est Lucas qui prend le relais pour la L2 : elle commence par suivre la même fissure que la L1 qui bifurque vite horizontalementen formant un toit. Puis s'ensuit une trentaine de mètres sur une dalle technique où l'on arque des bords de "costras", croûtes, comme de grandes plaques rondes de granite orange collées sur le granite lisse gris et qui forment donc de bonnes petites réglettes, avec de temps à autre une fissure fuyante "offwidth". Cette partie se déoule sur spits principalement. C'est sacrément sévère 6b pour cette longueur ! Nous trouvions le temps long en bas avec Valentin pendant que Lucas grimpait, mais j'ai compris pourquoi ensuite ! En même temps pas facile de grimper avec ses chaussures de marche sur le baudrier et un sac de quelques kilos sur les épaules...

Dans l'offwidth avec une main sur une de ces réglettes.
Dans l'offwidth avec une main sur une de ces réglettes.
Dans l'offwidth avec une main sur une de ces réglettes.

Dans l'offwidth avec une main sur une de ces réglettes.

La troisième longueur est tout aussi belle, dans un style plus varié : de la fissure, des réglettes, des grands trous, des inversées... C'est Valentin qui y va, à chacun son tour !

On cherche la suite de l'itinéraire... Pas facile dans ce dédale de rochers !
On cherche la suite de l'itinéraire... Pas facile dans ce dédale de rochers !
On cherche la suite de l'itinéraire... Pas facile dans ce dédale de rochers !
On cherche la suite de l'itinéraire... Pas facile dans ce dédale de rochers !
On cherche la suite de l'itinéraire... Pas facile dans ce dédale de rochers !
On cherche la suite de l'itinéraire... Pas facile dans ce dédale de rochers !

On cherche la suite de l'itinéraire... Pas facile dans ce dédale de rochers !

A la fin de cette L3 nous sommes sur une plate-forme où s'empilent de gigantesques blocs les uns contre les autres. On avance encordés en marchant-grimpant de bloc en bloc à la recherche de la reprise de la voie sur une dalle verticale. Mais Lucas Kopke, déjà redescendu du sommet, nous embrouille et à force de se décaler de gros bloc et en gros bloc, nous ratons le deuxième départ des deux dernières petites longueurs permettant de monter au sommet de cette fusée pour la Lune. Nous sommes perdus dans un désert minéral, à plus de cent mètres du sol à 2 000 mètres d'altitude...

Je pense que pour beaucoup ce qu'on voit comme de l'escalade de gros blocs faciles serait un défi bien plus difficile...
Je pense que pour beaucoup ce qu'on voit comme de l'escalade de gros blocs faciles serait un défi bien plus difficile...
Je pense que pour beaucoup ce qu'on voit comme de l'escalade de gros blocs faciles serait un défi bien plus difficile...
Je pense que pour beaucoup ce qu'on voit comme de l'escalade de gros blocs faciles serait un défi bien plus difficile...
Je pense que pour beaucoup ce qu'on voit comme de l'escalade de gros blocs faciles serait un défi bien plus difficile...
Je pense que pour beaucoup ce qu'on voit comme de l'escalade de gros blocs faciles serait un défi bien plus difficile...
Je pense que pour beaucoup ce qu'on voit comme de l'escalade de gros blocs faciles serait un défi bien plus difficile...

Je pense que pour beaucoup ce qu'on voit comme de l'escalade de gros blocs faciles serait un défi bien plus difficile...

C'est ainsi que d'une certaine façon nous pouvons dire que nous avons ouvert une nouvelle voie en variante à Objetivo Luna. Nous restons sans sommet, mais tant pis ! On est si bien là haut, perdu dans ce labyrinthe...

Frey, jour 3/3

La redescente de l'autre côté se fait en marchant-désescaladant, un petit rappel, et nous retrouvons le pied de voie où nous terminons de manger les gâteaux entamés sur la plate-forme avant le labyrinthe de blocs.

Redescendu au campement, le plus dur m'attend : il est pour moi temps de rentrer à Bariloche pour prendre le lendemain matin le bus pour Buenos Aires et ensuite le vol pour la France. Nous partageons un dernier maté, j'ai le coeur lourd... Je dis aurevoir à mes amis, les larmes aux yeux, et redescends en courant vers Bariloche, en pleurant : c'est la fin du roc trip, la fin du voyage, je ne les reverrai pas avant un bon moment, ne m'attend plus que le retour à la vie réelle, le rêve est terminé... Pas facile...

Je réalise la descente en 2h30 au lieu des 4h indiqués par les panneaux. Je traverse une forêt de "Coihues", de grands arbres de Patagonie, dont une partie a bien souffert des incendies.

Frey, jour 3/3
Frey, jour 3/3

Après une nuit à l'hôtel Patanuk le lendemain je prends le bus pour un voyage de 24h vers Buenos Aires...Restent donc trois derniers articles sur la capitale argentine qui conclueront ce blog et ce voyage.

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