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Ouverture de voies dans les montagnes

Publié le

Dimanche, après notre journée de bloc autour de Tanti, direction "La Copina", un nouveau secteur de voies sur un autre lieu des montagnes cordebeses. Quelques voies faciles y ont été équipées pour les initiations d'escalade. Grâce à la voiture d'Andrés et en compagnie d'Emiliano, nous devions y retrouver Pablo Lloveras pour y ouvrir de nouvelles voies d'escalade !

Ouverture de voies dans les montagnes
Ouverture de voies dans les montagnes
Ouverture de voies dans les montagnes
Ouverture de voies dans les montagnes
Ouverture de voies dans les montagnes

Ce lieu est célèbre pour un rally automobile, sport apparemment très populaire en Argentine. Ils savent bien qui est Sébastien Loeb !

Les sacs bien remplis de matos, cordes, perceuse, spits et relais, nous partons à la découverte du futur secteur d'escalade. Une paroi orangée semble prometteuse, Pablo la descend en rappel pour estimer son potentiel.

Ouverture de voies dans les montagnes

Malheureusement, il n'y aurait que de quoi y ouvrir une voie. La Copina ne se révélant pas être un site au fort potentiel, nous remontons en voiture pour aller vers la Ola, sur un nouveau secteur qu'a commencé à équiper Pablo, "Ceramicas lourdes", du nom de l'étal de l'artisan qui possède le terrain. C'est une petite gorge de granite où l'on grimpe sur des voies dalleuses assez haute.

Ouverture de voies dans les montagnes
Ouverture de voies dans les montagnes

Nous allons au bout de la gorge. Nous repérons deux lignes intéressantes à équiper, qui rejoindraient un relais commun. Après une rapide démonstration de Pablo de comment placer un point dans la falaise, c'est parti ! Je monte péniblement une voie en 6b+ fraîchement ouverte par Pablo et encore remplie de lichen pour accéder une fois en haut en me déplaçant horizontalement à l'emplacement du relais des deux nouvelles voies. En équilibre sur des petites prises de pied, une main sur une bonne prise, il s'agit avec l'autre main et sans faire tomber d'outils de tester la solidité de la roche avec un marteau, puis d'y percer un premier trou avec la lourde perceuse. Je place ensuite le permier spit dans l'orifice en enfonçant la vis à coups de marteau. Je visse l'écrou pour bloquer la plaquette. Ensuite je dois percer un deuxième trou plus bas pour placer le deuxième point du relais, relié au premier par la chaîne. Enfin, je n'ai plus qu'à descendre en rappel de mon nouveau relais flambant neuf. C'est le crash-test : si mon relais casse, je chute avec !

Il est pas beau mon relais ? Je suis vaché dans la chaîne, c'est pas bien, mais à ce moment-là j'étais toujours assuré par Pablo.
Il est pas beau mon relais ? Je suis vaché dans la chaîne, c'est pas bien, mais à ce moment-là j'étais toujours assuré par Pablo.

Il est pas beau mon relais ? Je suis vaché dans la chaîne, c'est pas bien, mais à ce moment-là j'étais toujours assuré par Pablo.

J'arrive sans encombre au pied de la voie. Maintenant, c'est à Emiliano et à Andrés de monter avec des poignées jumars en haut de la voie pour tout en descendant chacun de leur côté nettoyer la paroi couverte de mousse et placer les différents points à la perceuse. Un travail long et difficile !

Ouverture de voies dans les montagnes
Ouverture de voies dans les montagnes
Ouverture de voies dans les montagnes
Ouverture de voies dans les montagnes

Pendant ce temps-là, je grimpe avec Pablo les voies qu'il avait équipé auparavant, et qui sont encore vierges de réalisation. La première, une longue dalle, restera à l'état de projet, vu que nous chutons tous deux au crux. Ce serait du 7a+. Le style est très déroutant, pour moi c'est l'escalade la plus technique en falaise que j'ai pu essayer : aucune prise n'est marquée, et la falaise comporte des milliards de petites prises toutes semblables les unes que les autres, c'est un vrai défi de trouver une petite prise à arquer pour la main ou pour monter ses pieds. La progression est lente et laborieuse, mais que c'est beau !

La voie dont je signe la première ascension !

La voie dont je signe la première ascension !

On grimpe ensuite une voie en contrebas encore plus longue, que je sors cette fois-ci réalisant donc la première ascension ! Je propose à 7a+ aussi.

La nuit commence alors à tomber, plongeant le site dans une magnifique lueur orangée. Andrés et Emiliano terminent juste à temps leur ouvrage !

Ouverture de voies dans les montagnes
Ouverture de voies dans les montagnes
Ouverture de voies dans les montagnes
Ouverture de voies dans les montagnes

Au repas de midi j'avais acheté une tarte au supermarché. Elle s'est révélée inmangeable, avec un très fort goût de produit vaisselle ignoble : j'ai recraché la première bouchée deux secondes après l'avoir enfournée ! Une expérience abominable, dont nous avons beaucoup rigolé. Du coup, Emiliano baptise sa voie "Tarta toxica", ce serait du 6a/b, et Andrés lui choisit "Lluvia de lichenes", pour tout le brossage que lui a demandé la voie !

Ouverture de voies dans les montagnes

Nous repartons donc une fois de plus la nuit tombée vers Cordoba. Le week-end prochain nous devrions le consacrer entièrement à l'équipement de nouvelles voies ; l'ojectif serait, si le potentiel le permet, d'organiser en octobre-novembre un festival d'escalade sur ce nouveau site avec toutes les nouvelles voies. Je devrais donc pouvoir laisser une trace indélébile de mon passage à Cordoba en marquant mon nom dans le topo en tant qu'équipeur de voies, je vous tiens au courant de mes futures oeuvres !

Pour finir, voici ce qui a remplacé ma tarte toxique, échangée au supermarché (ouvert le dimanche de 9h à 22h !) sur le chemin du retour : une bouteille de coca, que j'avais parié si je ne faisais pas la première ascension du premier 7a+ tenté. Ce sera pour la semaine prochaine !

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